Douce, la patate….

Avec un nom comme ça, « Patate », c’est dur de faire carrière ! Un petit côté faubourg, un tantinet canaille, commun, en quelque sorte. Pourtant que de délicatesse dans sa chair !

Blanche, orange, violette, elles viennent de tous les horizons : Espagne, Maroc, USA… Elles sont toutes bonnes ! Sauf, à éviter à mon goût, la variété venant d’Israël, fade et farineuse. La meilleure — mais n’a-t-elle pas été bricolée génétiquement ? — est à mon palet celle en provenance des USA, à chair orange rosée. Et ma meilleure recette :

Épluchez et tranchez très finement (deux millimètres, maximum). Faites un montage à la manière d’un gratin dauphinois : un plat beurré, patate douce, sel, poivre, gruyère et macis. Le macis ? C’est l’écorce de la noix de muscade. Il faut la faire griller au four puis la réduire en poudre. C’est comme la muscade, mais en dix fois plus raffiné. Bon, si vous n’avez pas de macis frais, prenez de la muscade… Montez trois couches successives. Sel poivre. Versez généreusement de la crème liquide (le niveau doit être visible. Dernière couche de gruyère.

Couvrez le plat (c’est indispensable  : il faut une cuisson à l’étouffée, sinon, ça sèche et c’est farineux !). Cuisez une heure quinze à 160 °…

Bon appétit !

 

Crédit photo : Michel Dartenset

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